DélégationTarn Aveyron

Tarn Aveyron

VISITE DE MAHAPACH TAGHIR

Partenaire Israélo-Palestinien

Après deux jours à Toulouse, Nurit, Mona et Yaara, ont passé les 21 et 22 novembre 2019, à Labruguière pour parler de leurs actions avec Mahapach Taghir, le partenaire Israélo-Palestinien du Secours Catholique. Elles ont suivi les activités de l’équipe et sont allées visiter la boutique solidaire de Sorèze.

Nurit Mona Yaara

publié en décembre 2019

Elles sont venues à Labruguière… Quoi de mieux pour connaître leur vie et leurs actions que cette histoire. Une femme de Jérusalem a dit : « J’ai un rêve. J’ai six enfants et je n’ai pas pu terminer les études. J’aimerai aller à l’université. » Les personnes qui sont allées à l’université ont plus confiance en elles-mêmes et changent leurs perspectives d’emploi . Elles permettent aux femmes de sortir de la maison, de se dévouer à leurs enfants, et aussi de penser à elles. Les autres femmes de la communauté ont dit « oui » à ce rêve et nous aussi. Le travail de Mahapach Taghir n’est pas de donner de l’argent mais de les aider à trouver des solutions à tous les problèmes et de lever les barrières, de les accompagner pour aller au but :
- Qu’est ce qui va nous empêcher ?
- Qui s’occupera des enfants si ce n’est pas moi ?
- Il me faut faire des années de lycée et apprendre l’anglais.

Elles ont persuadé le collège de changer les horaires pour permettre aux femmes d’aller à l’université. Aux municipalités, elles ont demandé une aide financière plaidant pour le droit de finir leurs études, pour leur assurer de meilleurs emplois assortis des salaires et des conséquences qui vont avec.

Après quatre ou à sept ans d’études, 29 femmes sur 30 ont obtenu leurs diplômes. Elles ont beaucoup appris, et aussi à se battre.

Comme nous agissons en équipe, elles agissent en communauté plus ou moins importantes, arabes, juives ou mixtes. La base est l’accompagnement scolaire accompagné d’un contrat : les cours sont gratuits, mais les mamans s’engagent aussi. Les "accompagnateurs" entament en confiance un dialogue avec les mères, posent la question de ce qu’elles veulent changer de leur vie, ce qui va ou ce qui ne va pas. Avec les mamans, ils parlent de groupes d’enfants, d’éducation, mais aussi de leurs conditions de femmes dans le quartier, dans l’espace, dans la société. Le constat effectué, le problème cerné, le groupe se mobilise dans l’action.

Alors, Nurit tire le constat de l’importance de nos valeurs catholiques, notre identité (vous savez d’où vous venez et où vous voulez aller) et de ce qui a fait que nous nous sommes engagés comme bénévoles. Comme eux, il faudrait que l’accompagnement scolaire, les boutiques solidaires, les jardins ou autres activités soient l’occasion de mettre en place des actions, des changements dans leur vie. Comme nous a dit Nurit : « Veillez autour de vous aux discriminations et injustices et agissez ».

Auparavant, elles étaient passées par l’équipe de Toulouse. Quelques réflexions nous sont arrivées : « Je ne m’étais jamais demandé si j’ai de la force, je n’avais jamais pensé que j’en avais. » - « Quand on est toute seule, on ne peut rien faire. Ici, on est ensemble, on est plus fortes. » - « Ici, j’ai pu connaître d’autres femmes, sinon je serais restée isolée et depuis, on s’aide. »

L’exemple de Mahapach Taghir, comme il l’a donné à l’équipe de Labruguière, doit donner à toute la délégation l’envie d’aller plus loin.

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