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Précarité et déplacements : la fracture mobilité

Chaque année, le Secours Catholique publie son rapport statistique qui rend compte de la situation des personnes rencontrées dans ses accueils, reflet de l’état de la pauvreté en France. En 2014, dans le Tarn et l’Aveyron, plus de 6 000 situations de pauvreté soit 17 000 personnes ont été rencontrées par les bénévoles du Secours Catholique. Un grand nombre d’entre elles rencontrent des difficultés dans leurs déplacements au quotidien.

Précarité et déplacements : la fracture mobilité

publié en novembre 2015

Le rapport statistique publié cette année [1] montre que le droit à la mobilité est essentiel pour l’accès à un emploi et pour l’exercice de tous les droits fondamentaux. Dans le Tarn et l’Aveyron, en milieu rural mais aussi dans les zones urbaines, de nombreux problèmes de mobilité sont rencontrés par les personnes accueillies par le Secours Catholique.

Une ligne de fracture : l’accès à un véhicule

Pour bien des personnes, l’accès à un véhicule est pourtant déterminant et conditionne l’accès au marché du travail et tous les déplacements indispensables de la vie quotidienne : rendez-vous médicaux, transport des enfants à l’école, démarches administratives, etc. Or, le passage du permis de conduire, l’acquisition et l’entretien d’un véhicule sont toujours un poste budgétaire important, qui pèse d’autant plus lourd lorsque le budget est restreint. « Le Secours Catholique fait le constat que l’accès ou non à une voiture est une ligne de fracture qui va se répercuter sur l’insertion sociale des personnes que nous accueillons. Cela mène parfois à des situations extrêmes, comme la décision de rouler sans permis ou sans assurance », note Patrick Garnier, président du Secours Catholique Tarn-Aveyron.

En milieu rural comme urbain : l’insuffisance des transports en commun

Malgré les enjeux climatiques, le déploiement de transports en commun est insuffisant et permet difficilement une vie sans voiture. En milieu rural, les équipes du Secours Catholique mettent en avant la question des « derniers kilomètres » : si des liaisons existent entre les principales villes, les personnes vivant dans des bourgs plus isolés peuvent difficilement y accéder. En milieu urbain où les transports en commun sont plus développés, les problèmes rencontrés sont ceux des zones non desservies, des fréquences faibles, de l’amplitude du service. Ainsi, les familles qui sont éloignées du centre-ville sont pénalisées tout comme des salariés précaires qui occupent des postes en horaires décalés.

La force du Secours Catholique : des moyens humains et matériels

Pour accompagner ceux qui sont confrontés à ces situations, 1 000 bénévoles œuvrent dans le Tarn et l’Aveyron. Ils apportent une écoute, accompagnent les familles pour les aider à trouver des solutions.

En lien avec les travailleurs sociaux, le Secours Catholique peut apporter une aide financière, sous forme de don ou d’avance. Ces aides peuvent notamment financer l’achat ou la réparation d’un véhicule, la prise en charge d’une assurance, qui permettront à la famille de retrouver de l’autonomie dans ses déplacements. Au-delà de ces aides individuelles, le Secours Catholique milite pour une meilleure prise en compte des problèmes de transport dans l’urbanisme, et, pour résoudre le problème des « derniers kilomètres », de développer le transport à la demande.

Face à ces constats, le Secours Catholique a besoin de moyens pour poursuivre ses actions et lance un appel aux dons.

Envoyez vos dons* à l’adresse suivante :
Secours Catholique
Délégation Tarn-Aveyron
2, rue Lavedan, 81000 Albi

(* Dons par chèque à l’ordre du Secours Catholique)

[1] Secours Catholique-Caritas France, Statistiques d’accueil 2014. La fracture mobilié, rapport publié le 5 novembre 2015. Le document est consultable sur : http://rapport.secours-catholique.org

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